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Des Racines pour créer l'avenir



Journ
ée d’étude et de partage d’expériences autour de la généalogie avec les jeunes « Des racines pour créer lavenir » aux Archives nationales samedi 28 mars 2015 organisée par la FFG (Fédération française de généalogie) et Evelyne Duret Présidente de la commission Généalogie à l’école.


Le directeur des Publics aux Archives nationales, Ghislain Brunel, a prononcé une allocution d’ouverture de cette journée nous rappelant que chaque année plus de 5 km d’archives étaient versées aux Archives nationales. Des ateliers pédagogiques ont été ouverts en 2014 pour répondre à une forte demande de la part des enseignants. Plus de 14000 scolaires sont accueillis ainsi que 14000 lecteurs par an qui travaillent dans les salles. Une véritable révolution a eu lieu sur l’esprit éducatif depuis 4 à 5 ans. L’école de la citoyenneté développe l’esprit critique : des thèmes récurrents comme la laïcité à travers le temps sont étudiés par les scolaires. Les champs s’élargissent au fil du temps et des événements. L’accueil des jeunes est devenu une voie à stimuler et à développer. Les archives nationales sont ouvertes à la communauté des citoyens pour les aider à faire SON histoire.

Intervention  dAnnick Pegeon, médiéviste de formation et responsable du service éducatif des Archives nationales : les histoires familiales sont aussi très importantes. Archivistes et généalogistes peuvent travailler ensemble. Leur association est très riche. Les histoires individuelles sinscrivent dans une histoire collective. Synergies de plusieurs compétences. L’UNICEF dit : « Regarder en arrière pour aller de l’avant ». Ateliers proposés par les Archives nationales (cycle 3) : « Les archives de soi » en référence à l’histoire collective. Cest la première collaboration entre les Archives nationales et la FFG.

Evelyne Duret présente lorganisation de la journée.

Présentation de lexpérience généalogique à lEPIDE interventions de Sébastien Sartori Bonnemayre Marie Jeanne Marsault et Nathalie Debreux

Créé en août 2005 et financé par les ministères chargés de l’Emploi et de la Ville et le Fonds social européen, sous tutelle du ministère de la Défense, l’EPIDE a pour mission daccompagner de jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans, sans diplôme ni qualification professionnelle. Les 18 centres EPIDE offrent un cadre structurant comprenant une formation générale et spécialisée, un parcours civique ainsi quun accompagnement individuel vers linsertion professionnelle. Reposant sur le principe du volontariat, les centres EPIDE hébergent du lundi au vendredi ces jeunes, motivés et désireux de construire un projet professionnel et social. Les centres les aident à trouver une place dans la socié favorisant leur entrée dans la vie active. Encadrés par des équipes pluridisciplinaires, les volontaires acquièrent les comportements sociaux et les savoir-être nécessaires pour vivre au sein dune communauté de travail. L’EPIDE est une réponse singulière et adaptée aux besoins de jeunes désocialisés en manque de repères et pour lesquels le risque de marginalisation est important.

Sébastien Sartori – Bonnemayre, responsable du service insertion-formation de lEPIDE, ancien président d’un centre de généalogie, généalogiste depuis 25 ans, fortement convaincu que la généalogie permet l’acquisition de compétences, notamment sociales, il explique quil a souhaité introduire puis développer cette activité dans l’ensemble des centres de lEPIDE. Dans les centres, les formateurs travaillent sur les compétences des codes sociaux : savoir-être, savoir-faire, respect de lautorité, etc. Ils mettent en place des actions citoyennes comme nettoyer le monument aux morts d’une commune et comprendre lhistoire et donc faire de la généalogie ou apprendre à vivre ensemble avec les personnes âgées, leur apprendre le respect des choses, du bois, travailler avec des artisans, etc.

La genèse de la mise en place d’ateliers de généalogie : mise en place d’un projet expérimental à Saint-Quentin en 2011 (« il n’y a pas de familles idéales »). Extension dans des centres franciliens (Montry et Bretigny). Signature de la convention de partenariat avec la FFG en novembre 2012. Les objectifs sont de permettre aux jeunes du centre de trouver des repères dans leur famille et de favoriser lacquisition des repères dans le temps et lespace ; se connaître à travers la connaissance de son passé permet d’être mieux armé dans la vie. Quelque soit son passé, son histoire, on mérite d’avoir quelque chose de bien. On a tous une capacité de RÉSILIENCE. La généalogie contribue à comprendre et à avancer, à surmonter toutes les relations conflictuelles avec les parents. Ces jeunes peuvent travailler sur leur arbre ou bien sur les généalogies d’hommes ou femmes célèbres. Stallone est originaire de Bretagne par exemple. Ensuite ils peuvent aller vers leur propre généalogie. Et quand on se sent en confiance on peut plus facilement trouver du travail, aller vers l’emploi.

Exemple concret avec le centre de Montry (77) avec lintervention très émouvante de Marie Jeanne Marsault, formatrice en enseignement général à l’EPIDE depuis 2010, elle est à l’origine de la création de deux associations visant à protéger et mettre en valeur le patrimoine local.

Atelier : salle informatique. Les élèves ont fait des relevés systématiques des soldats tombés pendant la première guerre mondiale. Les jeunes ont intégré les notions de persévérance et de méthode en travaillant sur la généalogie familiale de soldats inconnus, personnages militaires anonymes (adopter un poilu). Les jeunes s’y sont attachés au fil de leurs découvertes.

Ces centres sont en expansion et la plupart vont augmenter leur capacité d’accueil l’année prochaine face à leur succès reconnu.

Il s’agit cependant d’établissements d’insertion non-diplômant. La formation est courte de quelques mois pas au-delà de 8 mois. 80% de ces jeunes sont insérés dans le monde du travail grâce à l’EPIDE.

    Pause déjeuner

    Laprès-midi 5 ateliers sont proposés sur différents thèmes  comme : comment animer et gérer une activité généalogique avec un groupe d’enfants de moins de moins de 11 ans ; faire la généalogie des familles d’aujourd’hui et aborder les cultures, etc.

    Restitution des 5 ateliers à lassemblée

    Conclusion de la journée par Jean François Pellan, président de la FFG

Conclusion 

Une matinée remplie d’informations nouvelles, très intéressantes le matin et pleine d’émotion. L’organisation en ateliers de laprès-midi était plus « limitative » dans le sens où nous étions « éclatés » dans des salles devant faire un choix dateliers. De ce fait, il nous a manqué la richesse du partage malgré le compte-rendu fait en assemblée ensuite. Le temps d’échange était court et il faudrait envisager une autre organisation pour un échange plus interactif en assemblée et qui fait davantage avancer les choses.

À déplorer : aucun haut représentant de l’Éducation nationale ou du ministère de l’Éducation nationale qui continue à fermer les yeux sur toutes ces expériences menées dans toute la France de la maternelle au lycée, ainsi que dans des établissements comme l’EPIDE qui mettent en place des projets concrets et efficaces, qui portent leurs fruits, menés par des personnes compétentes et passionnées qui donnent l’envie aux jeunes de mieux comprendre lhistoire collective et mettre du sens sur des évènements de la grande Histoire. Ces projets sur la généalogie personnelle ou d’autres individus décédés leur donnent la possibilité de les valoriser, afin qu’ils puissent reprendre leur place dans leur univers familial la plupart ayant perdu leurs repères, et ainsi les apaiser, leur redonner confiance en eux et dans la société ainsi que  dans le monde de l’emploi.

On ne peut que constater à nouveau la frilosité de la hiérarchie face à la généalogie à l’école et son absence de soutien ou de reconnaissance des projets menés dans les classes.

Article rédigé par Valérie FRANCO COURTILLET, présidente de Gen-Ibérica, ancien membre de la Commission Généalogie à l’école de la FFG.

Présence de Gérard Gonzalez, bénévole actif à Gen-Ibérica.

Rappel de son ouvrage pédagogique « Se découvrir par l’arbre généalogique » qui évoque le travail sur la mémoire familiale, les liens intergénérationnels, et la fonction rassurante de larbre généalogique qui devient un outil de construction de lidentité de l’enfant, favorisant ainsi une image positive de soi. Editions Scérén de Tours Orléans nov 2011 doubles pages pour l’école maternelle.

En vente sur le site http://genealogiealecole.free.fr/ et au siège social :       

Gen-Ibérica 25 avenue de Picot appart 42 B 33320 EYSINES.



La journée en quelques photos



























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